La bataille des Glières (bibliographie commentée, liens et documents)

La bataille des Glières (bibliographie commentée, liens et documents)

Page modifiée le 29 août 2016.




Monument aux Glières : Le grand oiseau blanc de Gilioli a planté ses serres ici (Malraux).



Passant, va dire à la France que ceux qui sont tombés ici sont morts selon son coeur.

Malraux, Discours aux Glières, 1973.


Comme nulle tricherie n'était possible, les êtres, dans leur dénuement, révélèrent le meilleur d'eux-mêmes. En cette communauté fraternelle, ils purent se regarder les uns les autres sans égoïsme, sans mépris, sans haine et envisager leur personne sans dégoût ni désespérance. Comment les survivants ne garderaient-ils pas la nostalgie de ces jours fragiles où rien d'humain ne fut étranger, où tout l'humain fut assumé ?

Alban Vistel, La nuit sans ombre, p. 585.


« Tom arrive en coup de vent : on se sent tout ragaillardi ! » [...] D'où lui venait cette force ? Sans doute de son énergie naturelle, qui était impressionnante, de son caractère intrépide et fougueux. Mais elle tenait aussi à un idéal de générosité et de sacrifice, qui était le fruit conscient et voulu de sa foi : « Priez, écrivait-il un jour au prêtre qui était son confident, pour que je garde jusqu'au bout, au milieu des difficultés comme au centre du bonheur et des joies de la famille, cette âme qui répugne à la médiocrité et qui voudrait s'élever toujours dans la noblesse. » D'un bout à l'autre de sa vie de soldat, Tom aura été porté par ce vœu, qui est le vœu du véritable héroïsme.

Pierre Golliet, Glières - Haute-Savoie - Première bataille de la Résistance -  31 janvier - 26 mars 1944, p. 78.



Bibliographie commentée et liens


GOLLIET, Pierre, HELFGOTT, Julien et JOURDAN, Louis, Glières - Haute-Savoie - Première bataille de la Résistance - 31 janvier - 26 mars 1944, Association des Glières (B.P. 142, 74004 Annecy, France), 1946 (l'ouvrage de base, essentiel pour connaître la vie sur le plateau et comprendre le sens que les responsables ont voulu donner à Glières ; réédité en mars 2014 par La Fontaine de Siloé, Les Marches (Savoie), sous le titre Vivre libre ou mourir - Plateau des Glières - Haute-Savoie - 1944, avec une préface de Jean-Louis Crémieux-Brilhac et une postface de Jean-Marie Guillon, tous deux historiens).

Amis du val de Thônes, La vallée de Thônes et Glières pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939 - 45), n° 9 et 10, 1984 (revue qui fournit des informations village par village). Roger Cerri est mentionné aux pages 56, 63, 64 et 81 du volume 1.

AMOUDRUZ, Robert et CARRIER, Jean-Claude, Dimanche fatal aux Glières, 26 mars 1944, Divonne-les-Bains, Cabédita, 2011 (fait état de la découverte, en 2004, d'un P.-M. Sten et de quelques chargeurs abandonnés par les maquisards sur le site de Monthiévret le 26 mars 1944, lesquels déterminent l'emplacement exact de la contre-attaque menée par le sous-lieutenant Barillot, mais minore le combat au point d'ignorer la mort de Jacquart, dont la présence à Monthiévret est attestée par le procès-verbal d'interrogatoire d'Henri Duchêne lors de son arrestation (Institut d'histoire du temps présent, 72 AJ 189), et dont le corps, quoique non identifié, a été découvert par la gendarmerie).

AMOUROUX, Henri, La grande histoire des Français sous l'Occupation - Un printemps de mort et d'espoir, tome 7, Paris, Robert Laffont, 1985 (très bon chapitre circonstancié sur Glières, qui, à la suite d'une recherche scrupuleuse, rétablit la vérité sur les pertes allemandes).

ANTOINE, Claude, Le bataillon des Glières, Yens-sur-Morges (Vaud, Suisse), Cabédita, 1998 (bon récit de la bataille par le délégué départemental du Souvenir français).

 - , Capitaine Maurice Anjot, le chef méconnu des Glières, Rumilly (Haute-Savoie), Lapeyronie, 2009 (travail historique rigoureux et impartial qui donne enfin au capitaine Anjot toute son importance et fait une description exacte de l'armée allemande aux Glières. Roger Cerri est mentionné aux pages 238, 241 (témoignage) et se trouve en photo p. 276 (photo du haut, 3e à partir de la droite, 1er porteur du 2e cercueil, celui du capitaine Anjot - 3e photo, 1er à partir de la gauche).

BARBIER, Claude, Le maquis de Glières - Mythe et réalité, Paris, Perrin, 2014 (contrairement à ses déclarations fracassantes à la presse en 2012, Claude Barbier, dans un résumé de sa thèse assez modéré, enfonce des portes ouvertes et n’apprend absolument rien de nouveau sur les événements des Glières : un pétard mouillé ! De plus, il prétend que les maquisards sont montés sur le plateau pour se cacher, qu'ils n'ont pas combattu et que les Glières ont été un échec total, car il ne tient pas compte de l'importance de la bataille dans le cadre de la guerre psychologique).
Articles critiques :
  • CONAN, Eric, « La nouvelle bataille des Glières »Marianne, 28 mars 2014.
  • HEIMBERG, Charles, « La Résistance aux Glières : développer son histoire ou la dénigrer ? », Médiapart, 16 mars 2014.

    BARDE, Yves (général), Glières 1944 - Histoire des combats de février et mars 1944, Annecy-le-Vieux, Historic'One, 2004 (petit livre écrit par un général de gendarmerie, assez pertinent et objectif dans l'ensemble).

    CREMIEUX-BRILHAC, Jean-Louis, « La bataille des Glières et la guerre psychologique », Revue d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, n° 99, juillet 1975 (article qui analyse Glières sous l'angle élargi de la guerre psychologique).

     - , La France libre - De l'appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996 (chapitre sur Glières où est exposé le point de vue de Londres : ni les Français libres ni les Anglais n'ont prescrit de tenir le plateau jusqu'à s'y faire tuer sur place...).

    DALOTEL, Alain, Le maquis des Glières, Paris, Plon, 1992 (intéressante enquête qui, au delà des images d'Epinal, remet en cause certaines exagérations « résistancialistes » et minimise l'importance militaire du combat des Glières). Roger Cerri est mentionné aux pages 109, 223, 354 et 394.

    DELPERRIE DE BAYAC, Jacques, Histoire de la Milice, 1918 - 1945, Paris, Fayard, 1969 (un seul chapitre sur Glières, mais sérieux et documenté quant au rôle de la Milice - avec quelques erreurs toutefois : par ex., p. 215 et 315, le lieutenant Simon, qui appartenait à l'Armée secrète, n'a pas participé à l'affaire de Thônes...).

    DREYFUS, François-Georges, Histoire de la Résistance, 1940 - 1945, Paris, de Fallois, 1996 (au cours de quelques pages consacrées à l'affaire des Glières, on lit qu'une vague d'attentats criminels et irresponsables a provoqué les violentes réactions des forces de Vichy...).

    GERMAIN, Michel, Histoire de la Résistance en Haute-Savoie - Le sang de la barbarie - Chronique de la Haute-Savoie au temps de l'occupation allemande - Septembre 1943 - 26 mars 1944, tome 3, Les Marches (Savoie), La Fontaine de Siloé, 1992 (les témoignages des simples maquisards au jour le jour et une mine de renseignements). Roger Cerri est mentionné aux pages 75, 76, 184, 196, 261, 271 et au cours du dernier chapitre, notamment p. 313, 314, 317, 318, 319 et 320.

     - , Glières, mars 1944 - « Vivre libre ou mourir ! » - L'épopée héroïque et sublime, Les Marches (Savoie), La Fontaine de Siloé, 1994 (chronologie, témoignages, détails vécus et épopée !). Roger Cerri est mentionné aux pages 41, 46, 108, 169, 172, 174, 179, 180, 214, 345, 347 et se trouve en photo p. 289 (photo du haut, à droite avec main en visière), p. 300 (3e à partir de la droite, 1er porteur du 2e cercueil, celui du capitaine Anjot), p. 302 (1er à partir de la gauche).

    GMELINE (de), Patrick, Tom Morel, héros des Glières, Paris, Presses de la Cité, 2008 (beau portrait de celui qui fut un être de lumière et un entraîneur d'hommes selon l'expression du père André Ravier, son premier biographe. Peut-on reprocher à l'auteur d'avoir amplifié le combat décisif de Monthiévret ? P. 289 et 290 : « Chocolat » donne l'ordre [...] d'attaquer [...] cent cinquante soldats feldgrau [...] au début d'un après-midi qui va être très long. [...] Les Espagnols [...] soutiennent leurs camarades en tirant des grenades. [...] Les maquisards [...] comptent de plus en plus de blessés [...]. [...] des centaines d'hommes de la Wehrmacht [...] investissent peu à peu, à la faveur de l'obscurité, les pentes montant au plateau...  - Pour ce qui est du soutien des Espagnols en position sur l'autre versant à plus d'un kilomètre à vol d'oiseau, le tromblon V.B. lance-grenades avait une portée maximale de 180 mètres...).

    JOURDAN-JOUBERT, Louis (colonel), « Monthiévret, 26 mars 1944 - Un échec allemand - Une victoire méconnue des maquisards », Messages, 1999 (brève étude du combat de Monthiévret par l'un des deux officiers rescapés des Glières, supposant que les maquisards ont tenu en échec les Allemands qui auraient été ainsi conduits à minorer leurs effectifs engagés et leurs pertes).

    KEDWARD, Harry Roderick, In Search of the Maquis - Rural Resistance in Southern France, 1942 - 1944, Oxford, Clarendon Press, 1993 ; traduction française : A la recherche du Maquis - La Résistance dans la France du Sud, 1942 - 1944, Paris, Editions du Cerf, 1999 (ouvrage centré sur les maquis du sud du Massif central qui, au terme d'une douzaine de pages sur Glières, reprend la thèse du manque de coordination entre Londres et le plateau, laquelle méconnaît le rôle joué par le représentant local de la France libre).

    LORMIER, Dominique, Les crimes nazis lors de la libération de la France, 1944 - 1945, Paris, Le cherche midi, 2014 (très bon chapitre qui montre, faits à l'appui, que, contrairement à ce que prétend Claude Barbier, la bataille des Glières a bien eu lieu en février-mars 1944 et eu une grande importance dans la guerre psychologique pour conquérir l'opinion française et le soutien des Alliés).

    MONTAGNON, Pierre, Les maquis de la Libération, 1942 - 1944, Paris, Pygmalion - Gérard Watelet, 2000 (excellent chapitre sur Glières, qui affirme sans ambiguïté que l'ordre de former un camp retranché et d'affronter les Allemands émanait de la France libre).

    MOUTHON, Pierre, Haute-Savoie, 1940 - 1945 - Résistance, Occupation, Collaboration, Epinal, Le Sapin d'Or, 1993 (synthèse sur Glières en quarante pages très documentées et critique de la stratégie imposée par la France libre).

    MUSARD, François, Les Glières, Paris, Robert Laffont, 1965 (récit classique qui fait état d'une grande bataille imaginaire entre une poignée de maquisards héroïques et une marée de vingt mille (!) Allemands qui déferle inexorablement sans se soucier de ses propres pertes - p. 155 !).

    NOGUERES, Henri (en collaboration avec DEGLIAME-FOUCHE, Marcel), Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945 - « Formez vos bataillons ! » - Octobre 1943 - mai 1944, tome 4, Paris, Robert Laffont, 1976 (en conclusion, le fameux chroniqueur de la Résistance reproche aussi bien aux responsables locaux qu'à ceux de Londres et d'Alger d'avoir ignoré les règles essentielles de la guérilla).

    ROMANS-PETIT, Henri (colonel), Les obstinés, Lille, Janicot, 1945 (organisateur de l'Armée secrète dans l'Ain, Romans-Petit - Compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d'honneur, D.S.O. - fut le chef de l'A.S. en Haute-Savoie de fin novembre 1943 à début février 1944).

    RICKARD, Charles (préfet), La Savoie dans la Résistance - Haute-Savoie - Savoie, Ouest-France, 1986 (quelques chapitres sur les Glières, qui donnent une bonne idée des événements avec beaucoup de citations et de photographies pertinentes).

    TRUFFY, Jean (abbé), Mémoires du curé du maquis des Glières, Abry, 1949, Atra, 1979 (à lire pour les télégrammes de la Gestapo en annexe et son témoignage qui lui a valu d'être condamné pour diffamation et de voir son livre expurgé par la censure en 1982 !).

    VIAL, Pierre, Le sang des Glières, Paris, Presses de la Cité, 1993 (bon compte rendu, souvent sous forme de dialogues inventés plus vivants, qui souligne le rôle décisif de Rosenthal-Cantinier et du B.C.R.A., mais reprend les chiffres exagérés du colonel Wyler et les récits outrés de certains maquisards à Monthiévret).

    VISTEL, Alban, La nuit sans ombre - Histoire des Mouvements unis de résistance, leur rôle dans la libération du Sud-Est, Paris, Fayard, 1970 (importantes remarques sur Glières par le chef régional des Mouvements unis de résistance).

    WYLER, Christian (colonel), « La longue marche de la 157e division », Revue militaire suisse, n° 130, 1985 (article qui retrace le périple de la division allemande dont un groupement tactique de trois mille hommes environ est intervenu aux Glières).

     - , La longue marche de la division 157 - Contre les maquis et les partisans, 1942 - 1945, Paris, Grancher, 2004 (essai souvent technique, mais plein d'erreurs importantes, entre autres sur le nom de code allemand : Korporal *A au lieu de Hoch-Savoyen pour les Glières, Bergen au lieu de Bettina *B pour le Vercors, ce qui laisse planer un sérieux doute sur l'authenticité des documents, tel le « fac-similé » - en fait, une « traduction » sans référence à un original -, p. 175, de l'ordre d'attaque (des Glières) Caporal daté du 23 mars 1944... De plus, l'auteur déclare, p. 193, que les Glières ont été la seule et véritable opération offensive de la division 157. alors que cette dernière a engagé au moins deux fois plus d'hommes (six bataillons) contre le Vercors ! Il imagine ensuite une grande bataille le 26 mars 1944 où, d'après lui, les têtes des trois bataillons allemands ont pénétré profondément dans le dispositif du maquis tandis que la Milice française progressait sur Champ-Laitier !).

    *A Voir, aux Archives nationales AJ 40/983, le rapport sur l'opération Korporal contre les maquis de l'Ain du 5 au 13 février 1944 : Bericht über die Tätigkeit der eingesetzten Wehrmachtteile bei der Aktion 'Korporal' gegen Terroristen vom 5.-13.2.1944, dr. 6. Abschnitts-Kommandeur, Br. B. Nr. 288/44 geh. v. 17.2.1944. Voir aussi l'ordre du 3 février 1944 du commandant en chef à l'Ouest, cité par Ludwig Nestler in Die faschistische Okkupationspolitik in Frankreich (1940 - 1944) (1990) et par Ahlrich Meyer in Die deutsche Besatzung in Frankreich 1940 - 1944 - Widerstandsbekämpfung und Judenverfolgung (2000).

    *B Voir, aux Bundesarchiv-Militärarchiv RW 35/47, l'ordre du 8 juillet 1944 du général Niehoff, Kommandant des Heeresgebietes Südfrankreich (région militaire du sud de la France), sur l'opération Bettina contre le maquis du Vercors.


    La 157. Reserve-Division de la Wehrmacht en mars 1944

    Le combat décisif de Monthiévret le 26 mars 1944.

    La bataille des Glières (page principale).

    Topoguide du plateau.



    Biographie succincte de Théodose Morel et de Maurice Anjot


    lieutenant Théodose Morel dit Tom capitaine Maurice Anjot dit Bayart
    naissance 1er août 1915 à Lyon 21 juillet 1904 à Bizerte (Tunisie)
    entrée à Saint-Cyr 1935 1923
    sous-lieutenant 1937 au 27e B.C.A. d'Annecy 1925 au 7e B.C.M. de Sarrebourg
    lieutenant 1939 (chef de la section d'éclaireurs-skieurs) 1927 (commandant de compagnie au Maroc)
    instructeur à Saint-Cyr 1941 - 1942 1929 - 1935, 1942
    capitaine décédé au grade de lieutenant 1935, ministère de la guerre (1938), état-major divisionnaire (1939)
    campagne de 1940 conduite héroïque sur le front des Alpes conduite héroïque sur le front de l'Aisne
    armée d'armistice instructeur à Saint-Cyr (Aix-en-Provence) adjoint de Vallette d'Osia au 27e B.C.A., instructeur à Saint-Cyr (Aix-en-Provence)
    Résistance organisation de l'A.S. de Haute-Savoie, chef des maquis organisation de l'A.S. de Haute-Savoie, adjoint au chef départemental
    commandement des Glières du 31 janvier au 10 mars 1944 du 18 au 27 mars 1944
    décès tué par le commandant des GMR le 10 mars 1944 à Entremont (tombe 68 à la nécropole nationale de Morette) tué par les Allemands le 27 mars 1944 à Nâves (tombe 67 à la nécropole nationale de Morette)



    Effectifs des Allemands et de leurs auxiliaires français aux Glières


    Effectifs allemands en bref

    Allemands engagés dans l'opération « Haute-Savoie »

    plus de 4000 hommes

    Fantassins sur place

    environ 2500 hommes

    Artilleurs sur place

    environ 500 hommes

    Policiers et soldats de sécurité dans le département

    près de 1000 hommes

    Moyens logistiques immédiats

    quelques centaines d'hommes

    Un renseignement très précis est souvent très faux, enseignait le grand historien Charles Seignobos. Le colonel suisse Christian Wyler (voir son livre dans la bibliographie ci-dessus, p. 18) ajoute qu'il est toujours difficile, même dans les guerres modernes, de connaître le nombre exact d'hommes sur le front. Pourtant, il est le seul auteur à avancer des chiffres extrêmement précis (à l'unité près ! par ex., p. 174) sans toutefois mentionner, pour la période concernée (mars 1944), de sources primaires allemandes vérifiables (lesquelles semblent, d'ailleurs, introuvables)...

    Après recoupement des informations disponibles, il apparaît que le commandement allemand, parce qu'il estimait que les maquisards étaient plus de mille avec des armes lourdes, affecta à l'opération Hoch-Savoyen (« Haute-Savoie ») contre les Glières environ six mille soldats et policiers (Allemands, Polonais, Tchèques, Yougoslaves, etc.) dont un peu plus de quatre mille furent engagés et auxquels furent adjoints quelque deux mille auxiliaires français.

    Principalement, il mit en oeuvre un groupement tactique de la 157e division de réserve (voir précisions) constitué de quatre bataillons de chasseurs de montagne (Btl. I./98, II./98, 99 et 100 du Reserve-Gebirgsjäger-Regiment 1) accompagnés d'artillerie (du Reserve-Gebirgs-Artillerie-Abteilung 79 et de la compagnie antichar du Res.Geb.Jäg.Rgt. 1). Chaque bataillon comprenait environ six cents hommes (si l'on retranche la garde des cols frontaliers et des casernements), une douzaine de mitrailleuses lourdes, une demi-douzaine de mortiers de 80 mm et deux canons d'infanterie de montagne de 75 mm. Quant à l'artillerie, elle consistait en dix ou douze canons de montagne de 75 mm, deux obusiers de 150 mm, quatre canons antiaériens de 20 mm en protection contre la Royal Air Force et treize canons antichars (quatre de 50 mm, cinq de 47 mm, quatre de 37 mm). En outre, l'ensemble était appuyé par plusieurs avions de combat (trois bombardiers Heinkel 111 au début, puis quatre chasseurs-bombardiers Focke Wulf 190).

    Afin d'encercler totalement le plateau, le commandement allemand eut recours à un groupe d'auxiliaires français formé d'une cohorte de francs-gardes permanents de la Milice (avec une section de mitrailleuses et une de mortiers, soit quatre cents miliciens) renforcée, pour atteindre l'effectif d'un bataillon de sept cents hommes, par une section de mitrailleuses de la Garde mobile, deux sections des G.M.R. *1 et surtout par une compagnie de grenadiers à deux sections de la Wehrmacht (3./Btl. 179 du Reserve-Grenadier-Regiment 157). Au total, en première ligne : environ trois mille fantassins (dont environ deux mille cinq cents Allemands).

    En seconde ligne, le commandement allemand chargea un bataillon de police (le I./SS-Polizei-Regiment 19 *2, tout juste arrivé de Slovénie) et un groupe antiaérien motorisé sans emploi de la réserve générale de l'armée (le Heeres-Flak-Abteilung 958 (mot.) avec deux compagnies sur trois), soit près d'un millier d'hommes, d'assurer la sécurité dans le département. Quant aux cinq cents policiers restants des trois G.M.R. engagés *3, aux autres miliciens (sans doute quelque trois cents francs-gardes bénévoles) et gardes mobiles français, ils furent disposés sur les arrières du groupe d'auxiliaires ou autour du plateau comme forces de police d'appoint.

    *1 Alors que les miliciens étaient organisés en mains (cinq hommes), dizaines, trentaines, centaines et cohortes (trois centaines), les G.M.R. (Groupes mobiles de réserve de la police de Vichy) étaient divisés en quatre sections subdivisées en quatre brigades (deux cent vingt policiers au maximum par G.M.R.). Il ne faut pas confondre G.M.R. et Garde mobile. Celle-ci, aujourd'hui dénommée Gendarmerie mobile, était une formation militaire incorporée dans l'armée d'armistice jusqu'à sa subordination au secrétariat général pour la Police en juin 1942. Ses effectifs ayant été réduits avec ceux de l'armée par la convention d'armistice, la loi du 23 avril 1941, pour faire face aux tâches du maintien de l'ordre, créa les G.M.R. qui, par un décret du 7 juillet 1941, furent rattachés au service régional de la Sécurité publique et dépendirent de l’intendant de police (institué par la loi du 19 avril 1941) sous l'autorité du préfet régional. Ces unités de police, ancêtres des C.R.S., furent constituées en « zone libre » dès l'automne 1941 et déployées dans toute la France occupée fin 1942. La loi du 17 avril 1943 établit, à l’échelon central, une direction des Groupes mobiles de réserve, et, à l’échelon régional, des commandements régionaux des Groupes mobiles de réserve. Cette force civile paramilitaire fut engagée, à partir de l'automne 1943, dans les opérations de répression de la Résistance où elle se montra souvent beaucoup plus zélée que la Garde mobile.

    *2 Rien à voir avec les Waffen-SS ! En effet, si, en 1936, les forces de police allemandes passèrent sous la direction de la SS, tous les policiers ne devinrent pas des SS au sens strict (dans la police d'ordre, seuls certains cadres le furent). Quant aux Waffen-SS, c'étaient des soldats volontaires, nommés ainsi depuis 1940, qui appartenaient aux troupes spéciales de la SS (créées en 1935 sous le nom de SS-Verfügungstruppen ou SS-VT) et formaient, tout au moins pour la quinzaine de divisions germaniques (de la 1. SS-Panzer-Division Leibstandarte Adolf Hitler à la 18. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division Horst Wessel avec la Sturmbrigade française Frankreich), un corps de combattants nazis d'élite.

    *3 Soixante-dix GMR étaient prisonniers des maquisards.


    N.B. Outre les forces susmentionnées, il y avait en Haute-Savoie à cette époque plus de trois mille Allemands :

  • plus de deux mille soldats hospitalisés venus de tous les fronts (blessés et malades, des poumons notamment, dont sept cents à Annecy, huit cents à Evian, quatre cents à Thonon...) ;

  • une trentaine de Feldgendarmen à la disposition d'un état-major de liaison auprès de la préfecture d'Annecy (Verbindungsstab, V.S. 988) dépendant de la région militaire du sud de la France (Heeresgebiet Südfrankreich, H.G.S.F.) ;

  • une quarantaine d'agents en civil de la police de sécurité (Sicherheitspolizei ou Sipo) dans le cadre d'un commissariat de police frontalier (Grenzpolizeikommissariat ou Greko) installé à Annecy ;

  • quelque trois cent cinquante agents en uniforme de la police d'ordre (Ordnungspolizei ou Orpo), soit trois compagnies d'une centaine d'hommes du III./SS-Polizei-Regiment 28 Todt (en cours de relève par le I./SS-Polizei-Regiment 19) : une à Annecy (P.C.), une à Cluses et une autre à Annemasse (déjà partie pour la Croatie le 25 mars) ;

  • environ quatre cents agents du service des douanes (Zollgrenzdienst) et de la garde-frontière (Zollgrenzschütz) répartis le long de la frontière suisse.

    Soit un millier de combattants potentiels...


    Quant aux forces de l'ordre françaises, elles se répartissaient ainsi :

  • plus de deux mille gendarmes :

    - Gendarmerie départementale : plus de onze cents ;

    - Garde mobile : environ neuf cent cinquante ;

  • plus de neuf cents policiers :

    - Police de sûreté : environ quarante-cinq ;

    - Renseignements généraux : environ cinquante + quarante canadiennes du S.R.M.A.N. (Service de répression des menées antinationales, voir au bas de la page) ;

    - Sécurité publique : environ cent vingt ;

    - Groupes mobiles de réserve : plus de six cent cinquante (G.M.R. Aquitaine, Bretagne, Forez) ;

  • environ huit cents miliciens :

    - Franc-Garde permanente : environ cinq cents (cohorte renforcée des Glières et centaine d'Annecy) ;

    - Franc-Garde bénévole : environ trois cents.

    Soit environ trois mille huit cents agents.



    Principales caractéristiques des armes légères à tir tendu des maquisards français et des soldats allemands


    PISTOLETS-MITRAILLEURS STEN Mark II (Grande-Bretagne) MP 40 (Allemagne)
    année de mise en service 1941 1940 (1938)
    poids non chargé 2,95 kg 3,97 kg
    longueur totale 762 mm 832 mm
    longueur du canon 196 mm 248 mm
    calibre 9 x 19 mm Parabellum 9 x 19 mm Parabellum
    vitesse initiale env. 380 m/s env. 380 m/s
    portée pratique env. 100 m env. 100 m
    cadence de tir max. 550 cps/mn max. 500 cps/mn
    alimentation chargeur 32 coups chargeur 32 coups

    FUSILS A REPETITION Lee-Enfield N°4 Mark I (G.-B.) Gew 33/40 (All.) Mauser Kar 98 k (All.)
    année de mise en service 1941 (1895) 1940 (1933) 1935 (1898)
    poids non chargé 4,17 kg 3,58 kg 3,90 kg
    longueur totale 1128 mm 993 mm 1108 mm
    longueur du canon 640 mm 490 mm 600 mm
    calibre 303 (7,7 x 56 mm) 7,92 x 57 mm 7,92 x 57 mm
    vitesse initiale env. 730 m/s env. 715 m/s env. 745 m/s
    portée pratique env. 400 m env. 300 m env. 400 m
    cadence de tir 10 à 15 cps/mn 8 à 12 cps/mn 8 à 12 cps/mn
    alimentation chargeur 10 coups chargeur 5 coups chargeur 5 coups

    FUSILS-MITRAILLEURS BREN Mark II (G.-B.) leMG 34 (All.) leMG 42 (All.)
    année de mise en service 1941 (1938) 1934 1942
    poids non chargé env. 10 kg env. 12 kg env. 11,5 kg
    longueur totale 1150 mm 1220 mm 1220 mm
    longueur du canon 635 mm 627 mm 533 mm
    calibre 303 (7,7 x 56 mm) 7,92 x 57 mm 7,92 x 57 mm
    vitesse initiale env. 745 m/s env. 760 m/s env. 760 m/s
    portée pratique env. 600 m env. 600 m env. 600 m
    cadence de tir max. 500 cps/mn limitée 800 cps/mn max. 1200 cps/mn
    alimentation chargeur 30 coups bande 50 coups bande 50 coups



    Les miliciens aux Glières


    (Extrait d'une lettre d'un milicien, interceptée par la Résistance, cité in Histoire de la Milice, p. 340 et in Glières, première bataille de la Résistance, p. 145.)


    On tombe sur une patrouille allemande qui se met en batterie sur nous. Aussitôt, j'ai crié : « Französische Miliz ! » Ils ont compris. Je me suis expliqué avec leur sous-officier qui s'est mis à ma disposition pour attaquer en ligne de bataille ; je l'ai guidé et, sur mes renseignements, nous avons fouillé la campagne. Après avoir patrouillé, je lui ai dit que le type était sans doute caché dans les bois ; il m'a remercié et nous sommes partis chacun de notre côté. On est très estimé des Allemands et, quand ils nous voient, ils viennent tous nous serrer la main.

    Dans la nuit d'avant-hier, nous avons pris trois types. J'étais couché et on m'a fait lever à ce moment. On est parti à trois dans la nature et, à un croisement de chemins, on les a fait passer devant ; on a armé nos mitraillettes et, sans rien leur dire, on leur a lâché des rafales dans le dos. Ils sont tombés sans faire « ouf ». Ensuite, j'ai pris mon parabellum et je leur ai tiré une balle à chacun dans la tempe. J'étais content comme tout et c'est une petite vengeance bien minime à côté de ce qu'on leur doit.


    Miliciens aux Glières.


    Si certains miliciens, comme le chef Di Constanzo et son chauffeur, torturèrent et battirent à mort des prisonniers des Glières, les raffinements de cruauté dans la torture étaient surtout le fait du S.R.M.A.N. (Service de répression des menées antinationales) constitué d'activistes des partis collaborationnistes assistés par quelques policiers professionnels, incorporé dans la Police de sûreté, puis dans les Renseignements généraux, et doté de pouvoirs exorbitants sous l'autorité du commissaire Charles Detmar, membre du P.P.F. C'étaient les quarante agents de ce service opérant en Haute-Savoie en mars 1944, qui, équipés de vestes canadiennes pour l'hiver, étaient appelés canadiennes par les résistants...

    (Aux Glières, les francs-gardes de la Milice étaient sous le commandement de Jean de Vaugelas et de Jacques Dugé de Bernonville. Après la guerre, ces deux responsables trouvèrent refuge, le premier, en Amérique du Sud, le second, au Québec ; à ce sujet, voir la lettre du colonel Romans-Petit.)



    Les morts des Glières


    (D'après Michel Germain in Glières, mars 1944, p. 323 et suiv.)


    Tout d'abord, la nécropole nationale de Morette comprend 105 tombes dont 87 de maquisards présents sur le plateau, parmi lesquels 82 sont morts à cause de la répression du maquis des Glières (sauf mention autre, l'année est 1944).

    Tombe n° 1 : GéRARD Jean (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    2 CARRIER Roger (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    3 TROLLIET Raymond (pas aux Glières, tué par les Allemands le 26 janvier à Thuy)
    4 INCONNU (sans doute PEREZ-ORTIZ Antonio, tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    5 ANDUJAR-GARCIA Florian (tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    6 CORP-MORALEDA Manuel (tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    7 DANCET Lambert (tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    8 GODINOT Hubert (pas aux Glières, tué par les Allemands le 14 août à Balmont)
    9 VITIPON Louis (tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    10 PILAT Roger (pas aux Glières, tué par les Allemands le 26 janvier à Thuy)
    11 JANIN André (pas aux Glières, tué par les Allemands le 26 janvier à Thuy)
    12 LARUAZ Georges (tué par les miliciens le 5 février à Thônes)
    13 ATRUX Camille (pas aux Glières, tué le 3 août dans le bombardement de Thônes par les Allemands)
    14 VELLUT Raymond (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    15 VERDEL Raymond (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    16 PHILLIPE DE KERARMEL Yves (fusillé par les Allemands le 19 juillet dans le Rhône)
    17 BOSCONO Edmond (fusillé par les Allemands le 19 juillet dans le Rhône)
    18 ARMATAFFET René (pas aux Glières, fusillé le 18 août à Alex)
    19 DESTEMBERG Maurice (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 9 mai à Thônes)
    20 PERRIN Georges (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 9 mai à Thônes)
    21 LACOSTAZ Jacques (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    22 AULAGNIER Raymond (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    23 COTTET-DUMOULIN François (tué par les Allemands le 16 août à Thonon)
    24 GAROT Lucien (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    25 VALSAMIS Jean (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    26 VITTUPIER Joseph (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    27 OMS Robert (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    28 DUCRETTET Jean (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 10 août à Vieugy)
    29 FONTOBA-CASAS Paulino (tué par les miliciens le 27 mars à Thorens)
    30 ESCUDERO-PEINADO Avelino (tué par les miliciens le 27 mars à Thorens)
    31 FERNANDEZ-GONZALES Pablo (exécuté par les miliciens le 31 mars à Thorens)
    32 URSUA-SALCEDO Victoriano (exécuté par les miliciens le 31 mars à Thorens)
    33 GARCIA André (tué par les miliciens le 24 mars sur le plateau)
    34 INCONNU (peut-être TCHEKALOW, fusillé le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    35 PéPIN Maurice (tué par les Allemands le 20 mai au Grand-Bornand)
    36 LE TALLEC Paul (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    37 QUéRé Emile (pas aux Glières, tué par les Allemands le 27 mars à Thônes)
    38 DELIEUTRAZ André (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    39 MACé Jean (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    40 GUY André (tué par les Allemands le 26 mars sur le plateau)
    41 INCONNU (peut-être JACQUART, tué par les Allemands le 26 mars sur le plateau)
    42 CHARRA Roger (fusillé par les Allemands le 1er avril au Petit-Bornand)
    43 INCONNU (peut-être DANIEL André, tué par les Allemands le 27 mars sur le plateau)
    44 GERMAIN André (tué par les miliciens le 2 avril à Doussard)
    45 GUIDET Joseph (tué par les miliciens le 2 avril à Doussard)
    46 CHERPITEL René (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    47 MARCHAND Jacques (pas aux Glières, tué par les Italiens le 20 août 1943 à La Clusaz)
    48 BOMBIGER Marc (blessé le 28 mars, tué dans un accident en 1951)
    49 LEGRAND Roger (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    50 COUSTON Jean (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    51 DUMAS Georges (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    52 PHANER Maurice (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    53 PHIPPAZ-TURBAN Raymond (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    54 PROMPT André (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    55 GAERTNER Lucien (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    56 LAURENT Roland (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    57 ROSTAING Clément (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    58 ACKERMANN Alfred (pas aux Glières, fusillé par les Allemands le 24 janvier à Annecy)
    59 GERIN Jean (tué par les miliciens le 29 mars à Thorens)
    60 BAJARD Jean (tué par les miliciens le 29 mars à Thorens)
    61 SCHAEFFER Paul (exécuté par les miliciens le 30 mars à Thorens)
    62 COCHET Marius (tué par les Allemands le 28 août dans le Jura)
    63, 64, 65 INCONNUS (trois corps calcinés dans un chalet du Lachat incendié par les Allemands)
    66 BASTIAN Pierre (fusillé par les Allemands le 28 avril à Alex)
    67 ANJOT Maurice (tué par les Allemands le 27 mars à Nâves)
    68 MOREL Théodose (tué par un officier vichyste le 10 mars à Entremont)
    69 LALANDE Jacques (mort sous la torture des miliciens le 27 avril à Annecy)
    70 DECOUR Georges (tué par un tir ami le 10 mars à Entremont)
    71 BASSO Louis (tué le 23 mars dans le bombardement du plateau)
    72 REYNES Gabriel (exécuté par les Allemands le 6 avril sur le plateau)
    73 CRéDOZ Edouard (tué par les Allemands le 27 mars sur le plateau)
    74 DE GRIFFOLET D’AURIMONT Jacques (tué par les miliciens le 29 mars à Thorens)
    75 CONTE Louis (fusillé par les Vichystes le 4 mai à Annecy)
    76 SCHMIDT Hugo (fusillé par les Vichystes le 4 mai à Annecy)
    77 ZELKOWITCH Bernard (fusillé par les Vichystes le 4 mai à Annecy)
    78 BOCQUET Gaston (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    79 RAVOT Emile (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    80 MACHURAT Jean (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    81 FOURNIER-BIDOZ Olivier (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    82 BARAT Raymond (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    83 MARCAGGI Sébastien (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    84 HUGUET Marcel (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    85 MOLLET Charles (fusillé par les Allemands le 29 mars à Alex)
    86 TARDY Fernand (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    87 SALA Louis (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    88 QUéTAND Eugène (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    89 ZONCA Joseph (tué par les miliciens le 20 mars sur le plateau)
    90 STEIN Henri (blessé mortellement par les miliciens le 20 mars sur le plateau, mort le 6 mai à Annecy)
    91 SERVANT François (pas aux Glières, blessé mortellement par les GMR, mort en janvier à Annecy)
    92 INCONNU (corps découvert à Thônes)
    93 LUGAZ René (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    94 SONNERAT Marcel (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    95 LOISEAU Louis (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    96 COLACIOPPE Robert (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    97 RIVAUD Jean-Marie (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    98 DUFRENE Raoul (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    99 VALLET Roger (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    100 TAISSEIRE Robert (abattu par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    101 COMARLOT Jean-Julien (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    102 RODA-LOPEZ Patricio (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    103 BELLOSO-COLMENAR Félix (fusillé par les Allemands le 30 mars à La Balme-de-Thuy)
    104 VALCéSIA Florence (fusillé par les Vichystes le 4 mai à Annecy)
    105 DUJOURD’HUI John (mort sous la torture du SRMAN le 9 avril à Annecy)

    Cependant, 19 maquisards des Glières, dont 18 tués ou fusillés, ont été enterrés ailleurs :
    BARJON Vincent (tué par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    CARETTI Marcel (tué par les miliciens le 31 mars à Thorens)
    CLéVENOT André (mort sur le plateau)
    COTTERLAZ-RANNARD Lucien (fusillé par les Allemands le 1er avril au Petit-Bornand)
    DéCOR Fernand (fusillé par les Vichystes le 4 mai à Annecy)
    DéMOLIS Aimé (tué par les miliciens le 20 mars sur le plateau)
    ECHERT Gérard (tué par les miliciens le 31 mars à Thorens)
    FRIZON Jean (mort des suites de la torture des miliciens le 26 mars à Lyon)
    GERLIER André (tué par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    JOUGLAS Robert (fusillé par les miliciens le 24 avril à Marseille)
    LéBOVICI Jacques (fusillé par les Allemands le 1er avril au Petit-Bornand)
    LESPINE Paul (blessé par les Allemands le 26 mars sur le plateau, puis fusillé le 30 mars à Thônes)
    NOHéRIE Lucien (tué par les miliciens le 2 avril à Doussard)
    NOIROT Albert (tué par les miliciens le 31 mars à Thorens)
    NUZILLAT Albert (fusillé par les Allemands le 13 avril à La Balme-de-Thuy)
    PéGUET Marcel (tué par les miliciens le 20 mars sur le plateau)
    SOMBARDIER Jean (mort accidentellement début février sur le plateau)
    VALENTI Sauveur (fusillé par les Allemands le 30 mars à Thônes)
    VIGNOL Louis (fusillé par les Allemands le 15 juin à Vieugy)

    De plus, 16 maquisards des Glières sont morts en déportation : ANDRé Gaston, AUBIN Joseph, BRULEY Louis, CASTELAIN Michel, CHALEYSSIN Francisque, CHARLES Gilbert, COMTE Robert, GAVARD Blaise, GAVEL Pierre, GRANGER Noël, GUERRIER François, JOLY Fernand, LACôTE Francis, LARUAZ André, LEGRAND Pierre, ROLLIN André

    En outre, sans compter ceux mentionnés pour les tombes à mention inconnu, 7 maquisards des Glières sont portés disparus (mais trois peuvent être les inconnus des tombes 63, 64 et 65 : JOURDAN Marcel, MéNABé André, MEYER André ?), PLOTON Johannès, POYER Octave, VéDRENNE ?, WIRTZ Henri

    TOTAL : sauf erreur ou omission, 120 maquisards du Plateau sont morts de la répression directe des Glières.


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    Table générale des matières.

    Alain Cerri : E-mail.

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